Epidémiologie clinique en pédiatrie courante

Coordinateur

Martin Chalumeau

Cadre général

Au-delà de la période néonatale, la pédiatrie a la particularité de prendre en charge une population

(i) dont le taux de mortalité est le plus bas des différents âges de la vie,
(ii) qui est très souvent malade, notamment durant la première enfance, et
(iii) qui est immature physiologiquement.

Les événements graves (décès, retards diagnostiques, effets indésirables des procédures) ne sont donc pas attendus (par les parents, la société, ni le corps médical). Les procédures diagnostiques et thérapeutiques doivent donc être le plus limitées possibles et avoir le moins d’effets indésirables possibles puisque l’issue pour le patient est dans l’immense majorité des cas favorable. Le tout chez des patients dont l’immaturité rend les signes cliniques moins performants, les données pharmacologiques adultes non transposables et les conséquences à long terme des stratégies suboptimales parfois désastreuses.

 

Objectif principal

Apporter des connaissances nouvelles pour éclairer les décisions cliniques et de santé publique générées par les particularités de la pédiatrie en évaluant de la manière la plus précise les risques et le rapport bénéfice-risque de différentes stratégies. Nos travaux ont pour objectif d’avoir des retombées pratiques en pédiatrie quel que soit le niveau de soin : programmes de prévention et dépistage en population, cabinets des médecins de premier recours, services d’urgences ou hospitalisation conventionnelle ou réanimation. Notre démarche mêle une évaluation des pratiques, une évaluation de la performance en situation réelle et de l’applicabilité des recommandations de pratique clinique, la production d’outils et de stratégies diagnostiques et de recommandations de pratique cliniques valides, dans le but d’optimiser les soins courants. Beaucoup de nos travaux sont conduits dans le cadre de collaborations universitaires nationales et internationales, de collaborations avec les autorités de santé ou des industriels. Si nos travaux mettent en œuvre des approchent méthodologiques classiques (règles de décision clinique, pharmaco-épidémiologie, big data…), certains travaux nécessitent le développement d’outils méthodologiques notamment dans le domaine des études sur les tests diagnostiques ou sur l’analyse systémique des délais diagnostiques.

Grands thèmes

Nos travaux actuels portent sur des situations cliniques ou des problèmes de santé de l’enfant choisis en raison de leur fardeau de santé en termes de morbi-mortalité ou de fréquence :

  1. Prise en charge de la fièvre de l’enfant et notamment gestion du risque clinique et médicamenteux
  2. Usage de la surveillance de la croissance comme test de repérage
  3. Déterminants et conséquences des délais diagnostiques des cancers de l’enfant
  4. Stratégies de monitoring et réduction des antibiothérapies inutiles en médecine ambulatoire chez l’enfant
  5. Stratégies diagnostiques et préventives de la carence martiale du jeune enfant

Principales sources de données

Etudes ad hoc.

Principales publications depuis 2012

Les personnes qui participent à cet axe

M Chalumeau (pédiatre-épidémiologiste, PU-PH Paris-Descartes), R Carbajal (pédiatre-épidémiologiste, PU-PH Paris Pierre et Marie Curie), C Gras-Leguen (pédiatre, PU-PH Nantes), JF Brasme (pédiatre-épidémiologiste, PH Angers), J Cohen (pédiatre-épidémiologiste, CCA), R Guedj (pédiatre-épidémiologiste, CCA), E Launay (pédiatre-épidémiologiste, MCU-PH Nantes), P Scherdel (épidémiologiste), F Lorton (pédiatre, doctorante), AS Sacri (pédiatre, doctorante), N Trinh (pharmacienne, doctorante).

Principales collaborations

  • PREDISTREP : R Cohen et C Lévy (Association Clinique et Thérapeutique Infantile du Val-de-Marne ACTIV, St-Maur)
  • CARMA : B Blondel (notre équipe), L Gouya (Labex Grex), S Hercberg (Equipe 3 du CRESS), C Lévy (ACTIV), A Bocquet (Comité de nutrition – Société Française de Pédiatrie et Association Française de Pédiatrie Ambulatoire -AFPA-, Besançon), M de Montalembert (CHU Necker)
  • DIACAN : L Fasse, J Grill et D Valteau-Couanet (Onco-Pédiatrie, Institut Gustave Roussy, Villejuif et réseau Cancer Pédiatrie Île-de-France), M Arnoult (Société Française de Médecine Générale -SFMG-), G Ibanez (Société de Formation Thérapeutique du Généraliste -SFTG-), R Assathiany (AFPA)
  • EBGM : B Heude (Inserm, équipe du CRESS), R Brauner (Endocrinologie pédiatrique, Fondation Rothschild, Université Paris Descartes), O Goulet (Gastro-entérologie pédiatrique, CHU Necker), JF Salaun (AFPA), M Arnoult (SFMG), G Ibanez (SFTG), R Assathiany (AFPA)
  • DIABACT : A Martinot (Urgences Pédiatriques, CHRU Lille), R Assathiany (AFPA)
  • DIAMETH : P Ravaud (Equipe 5 du CRESS et Centre EQUATOR français).